Les trucs complètement contradictoires de ma vie.
Chez les alcoolo-dépendants quand tu entres dans la phase d’abstinence, la seule chose sur laquelle tu dois te concentrer c’est la journée qui débute. On t’apprend à ne surtout pas regarder trop loin devant sinon tu sais que tu ne tiendras pas, rien qu’à voir la gueule du chemin à parcourir !
Chez nous, comme depuis quelques temps maintenant, j’ai une vie sentimentale stable, je participe même à une véritable vie de famille (qui l’eut cru ?), il m’est quasiment tous les jours demandé de me projeter. C’est un exercice très délicat. Au début, c’était même totalement impossible ! Et puis à force, j’y arrive. Mais il ne faut pas trop m’en demander tout de même !
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Une nouvelle présidence d’ici quelques jours.
35 ans et me demandait encore dans quel monde je vais me réveiller.
Sauf que là, j’ai une famille. Une bien à moi, une que j’ai construite.
Et puis changement total de rythme, de nouvelles fonctions qui m’amènent à me documenter sur le management…
Pas encore commencé que je m’inquiète de ne plus voir mon fils. Que je repense à ces années de salariat où je rentrais épuisée, où les nuits étaient toujours trop courtes et celles où pour tenir j’ai plongé.
Ouais j’ai un peu peur de tout ça.
Les belles paroles « mais là c’est différent » ne changent rien.
Et puis le salariat, c’est toujours l’aliénation. Et puis je me connais.
J’espère juste que j’aurai la force de dire stop cette fois-ci, quand le temps sera venu.
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Planer.
Le cul collé au canapé, je m’enfonce dans les coussins.
C’est tout doux. Tout moelleux.
ça t’aspire.
C’est tout léger. Et puis tu flottes.
Là, juste comme ça.
Putain, j’aimerai ça.
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Je ne compte plus les jours sans, chaque jour. Je compte de temps à autre.
J’ai une vague notion de la durée.
Il faut que je réfléchisse un peu pour décompter.
Un compte à rebours où défilent les images de ces années passées.
Quelques éléments principaux reviennent, des états, des sentiments, des sensations et des émotions.
Je me souviens de la fille là. De la couleur rouge omniprésente. Je me souviens des boîtes de pizzas. Des bières.
Je me souviens de l’usure de mes doigts sur le manche de la guitare.
Je me souviens des tchats avec la fille là.
Je me souviens des décalages, jour / nuit.
Je me souviens du virage raté, du ravin juste à côté et du vol plané. Non, je n’ai pas vu ma vie défilé. J’ai vu les mètres se dérouler, je me demandai juste quand ça allait s’arrêter.
Je me souviens des kilomètres parcourus. Des rues vides le soir à promener le chien.
Je me souviens des bouteilles vides.
Il n’y a pas de miracle.
Il n’y a pas de remède.
Si au début de mon calvaire, le simple fait de renoncer me rendait plus forte, aujourd’hui je clame un remède.
Je ne suis ni une warrior ni une survivante.
Aujourd’hui j’ai mal.
J’ai mal d’endurer ça. Je ne ressens que la privation. Et je n’ai que la raison pour renoncer encore et encore.
Je ne porte aucun message d’espoir.
Il n’y en a pas.
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Plus elle monte, plus elle s’installe.
Plus je m’affaire.
Les feuilles encrées s’amassent sur le sol. Elles le couvrent.
Les feutres partout.
Les idées qui fusent.
ça bouillonne. Dans ma tête, dans mon sang.
Et plus j’ai envie de bouffer ta chatte.
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Pourquoi tu blogues plus ?
Pourquoi tu tchates plus ?
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Ne pas craquer, ne pas fuir.
Parce que tout arrive toujours en même temps.
Le stress qui emplit mes veines.
ça grouille de partout. ça envahit tout.
Baiser pour détendre.
Les muscles contractés. La tête qui vire-volte.
Les idées qui fusent.
ça court dans tous les sens.
Essoufflée. Je respire.
Je cours encore et encore.
Je veux prendre le train et mater les paysages inconnus.
Je veux aller vite, très vite, trop vite.
Tout part dans tous les sens.
je ne suis plus là mais là.
Il y a des feuilles griffonnées sur tout le parquet. Des tasses vides de café qui s’amassent. Le téléphone qui sonne. Les clients qui veulent des résultats. Les briefs du lundi qui ravivent les nuits courtes du weekend. Il y a toi, toi et toi. Il y a moi, avant. Maintenant.
Il y a les rencontres du samedi. Celles qui changent tout.
Errer dans les ruelles des Puces. Les petites merveilles du dimanche.
Le retour en train. La fille au sac à dos, brune aux yeux bleus, les fesses serrées dans son bootcut.
Le sourire complice échangé avec toi.
Je veux des mots, encore.
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Adrénaline. SeXe. Création. Papier. Griffonner. Modeler. Sucer. Caresser. Raconter. Parler. Croiser. Jouïr.
Coucher.
Au pieu ou sur le papier, exulter.
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Je n’ai pas écrit, pas dessiné, j’ai écouté.
J’ai susurré le lent mouvement de mes mains sur ton corps. Une jambe entre tes cuisses, je t’ai empoignée pour t’imposer mon rythme.
Point barre.
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Toujours du temps.
Pour lire, écrire, dessiner, peindre, prendre un cliché.
Me poser, lire et ne plus me vider la tête à regarder ces stupides séries tv américaines qui pullulent.
Depuis peu, tous les jours, le matin, l’angoisse me tord le ventre.
J’ai découvert cette sensation il y a… [je compte]…merde j’ai oublié une année…[je compte]…32 ! Trente deux mois…
Cette angoisse qui me clouait au canapé.
Je me souviens du soleil qui inondait la pièce. Cette grande baie vitrée des années 70, ce balcon de fer et de béton où j’ai passé des heures, suspendue, éternelle question.
Je ne pouvais plus bouger.
Pourquoi ces crises maintenant ? je ne comprends pas.
Qu’est ce qui m’effraie ? Me paralyse ? à ce point.
Je n’ai rien vu venir.
Je vais dessiner.
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