Mrs Dalloway

La vie n'est qu'une fiction autant en être l'auteure

Année de la loose.

23 janvier, 2012

Ouais ça rime très bien en fait.
Se demander pourquoi les rendez-vous au centre d’alcoologie sont redevenus mensuels.
Trouver la réponse trois jours plus tard.

Plus de taf, plus d’alloc, un seul salaire pour trois et dépenser pour dix.
On a beau recompter, ça ne tient pas.
Et en plus, on veut des vacances !
Retour à la case départ, fin du trip.
Tu vas retourner au salariat.
Non, je ne me mets pas la pression.
Mais on fait comment alors ?
ça te fait plaisir ?
C’est une blague ?
T’es triste ?
Nan c’est autre chose.

M’empêtrer dans des travaux et échouer parce que je n’ai plus la condition physique d’antan.
Placer certainement encore trop haut la barre.
Devoir sans cesse argumenter mes choix.
Échouer encore.
ça ne marche pas, ça ne tient pas.
Devoir porter.
Fatigue.

J’ai besoin de lâcher prise.
Si je lâche prise, je bois.

Les factures oubliées. Les relances. Les majorations pour impayés, tout ça parce qu’on oublie.
Payer encore plus.
Démarches administratives sur démarches.
Cumuler.
Courir.
Me demander pas de sourire j’ai pas le temps.

c’est pas ma vie, tout ça !
C’est pas mes choix !
OH ! BORDEL !

Placer la barre trop haut.
Cumuler.
Échouer.

Ou pas

19 janvier, 2012

.

Ailleurs

11 janvier, 2012

Totalement.

Transition

11 décembre, 2011

J’aime ce moment quand un lieu se vide et un autre prend vie.

Une vie en-dehors de…

9 décembre, 2011

Récemment, on me disait qu’il y a une vie en-dehors de la vie associative.
Sous prétexte que j’essaie d’être présente aux réunions pertinentes de l’asso, de répondre présente aux invitations des administrations et autres organismes, parce que je bosse quasi quotidiennement au développement de sa communication, parce que j’espère participer efficacement au développement de sa notoriété.
Ma Belle disait, « Pour militer, il faut avoir la rage, de la colère ».
De la rage, de la colère, j’en ai à revendre.
Participer à la vie de cette asso est un garde-fou. La dernière frontière avant toute sociopathie.

La Mer me manque. Parfois surtout celle du Nord.
Un défilé, une fête que je découvre pour la première fois. « Chez moi » on ne fête pas ce jour en grande pompe, il est quasiment comme les précédents et les suivants.
« Chez moi » ? ça veut dire quoi ?
Les morceaux éparpillés, j’ai cherché durant de longues années à les rassembler. Tantôt certains se recollaient, de nouveaux apparaissaient.
Et puis je me suis lassée. Pas vraiment de réponses, surtout de nouvelles questions. Le « c’est comme ça » a pris le dessus.
Aujourd’hui, un nouveau lieu va devenir chez moi. Cette ville est un peu mon chez moi. C’est étrange comment tout cela est arrivé.
Une rencontre. Puis une autre. Des échanges. Des mots. Du sexe. Puis une autre rencontre… Des kilomètres parcourus. Et me poser. Avec un peu de sérénité. Oh ? Comme si au fur et à mesure, tout s’était mis en place pour que je finisse ici. Finisse ?
L’aventure n’est pas finie.
Investir un nouveau lieu, un nouveau toit. Et peu à peu un nouvel univers qui prend forme. Mes goûts ont changé ou est-ce que je les affirme vraiment aujourd’hui sans pudeur ?

Fait d’hiver ?

30 novembre, 2011

Le monde est une horrible pourriture, où les femmes ont perdu.
Existe t-il un autre versant comme un monde miroir où la différence mâle / femelle chez l’humain n’a pas été synonyme d’oppression sur un genre ?
Existe t-il un monde où le féminicide n’est pas relayé à la page des vols à la tire ?

Je passerai surement ma vie à me demander pourquoi.
Pourquoi les railleries, les regards malsains et le doute quand l’inimaginable a été commis.
Pourquoi nous, femmes, devons sans cesse craindre, sans cesse prouver ?

Crush

28 novembre, 2011

Un jour, en public, à visage découvert, je crierai ce que tu as fait.
Je hurlerai la violence de tes actes.
Je décrierai la porte qui se referme sur toi et moi, la pénombre et la poussière de tes lieux, l’odeur de la terre crue, des légumes au séchoir ou du bois précieux raboté. Je citerai tous les endroits propices aux déchainements de ta lubrique curiosité.
Je détaillerai la lenteur de tes mains baissant mon pantalon, tes doigts touchant mon sexe imberbe et juvénile, ta langue fouillant mes lèvres.

Non je n’ai pas rêvé.
Non je n’ai rien provoqué.
Non je ne suis pas responsable.

Oui je vis avec tout ça.

Mais où est donc le youyou ?

24 novembre, 2011

Il est tôt. Ne pas prendre la fuite tout de suite.
J’attends la crise.
Chaque jour, elle s’approche.
Je la sens. On flirte ensemble.
Quand j’approche la tasse de café. Quand je pianote sur le clavier. La frontière s’étend.
La matérialité s’effiloche.
Cette sensation où tout est un rêve. Ne pas savoir quand je vais m’endormir ou me réveiller. Ne surtout pas me poser la question.
La chronologie perd son sens. Un peu comme la distraction, et perdre des jours entiers.
L’hygiène quotidienne à laquelle je m’astreins est seule garante de cohésion.
La patience est la seule amarre. Ignorer le doute et fixer le rivage pour ne pas trop s’éloigner.
Je n’ai jamais eu les pieds sur terre.
Je flotte.

C’est comme ça, il y a des jours avec et des jours sans.
Aujourd’hui, c’est un jour avec sans. Oui avec sans.
A force de procrastiner, les trucs passent à côté de toi. Tu les « rates ».
Là, j’aimerai bien faire des trucs. mais j’ai des dossiers vieux de six mois en attentes, ce serait cool que je les traite.
Oui mais dans un mois, on aura notre maison. Enfin.
Ouais ce n’est pas sans être anxiogène tout ça. Vieille remontée d’histoire. La crainte, toujours la crainte. ouais mais là c’est différent. oui oui.
Il faut que je vois du monde. Voir du monde, c’est bon.
et si je cessais de mater les actu, je me porterai mieux aussi.
et lire. Lire c’est bien. Où me gaver de documentaires animaliers ou géographique car ce sont mes préférés.
En clair, occuper mes pensées. Les monopoliser.
Dessiner, ça soulage aussi. Je le sais. Mais faut prendre le carnet là et un crayon. Mais le carnet et la boîte à crayons sont sous le paquet de dossiers vieux de six mois à traiter. Alors je me dis qu’il faut que je m’y attèle. Mais non. ça me décourage. Et puis je mate les infos. Et je sombre. Alors, je clique.
RESET